Zoom sur Pisac

Pachacuti Inca Yupanqui

règne 1438-1471

Il était fils de Viracocha Inca. Vers 1463, Pachacutec confia la direction des opérations militaires à son fils Tupac Yupanqui, tandis qu’il se consacrait à l’érection de certains des monuments les plus emblématiques de l’architecture inca, comme le temple Coricancha à Cuzco, la forteresse de Sacsayhuaman et le Machu Picchu, la citadelle surplombant la rivière Urubamba. On lui attribue aussi l’adoption de la culture en terrasses, qui caractérise le système agricole inca. C’est Pachacutec, qui serrait à l’origine de la construction de la cité de Pisac. En effet, après avoir conquis plusieurs tribus vivant proche de Cusco. Pachacutec décida d’ériger plusieurs cités afin de mieux protéger l’empire.

Le site archéologique

Pisac qui signifie « perdrix » en quechua se situe à 32km de Cusco et à 8 km au-dessus du village . Ce site archéologique est parmi les plus fascinants du Pérou dû à son environnement et à la qualité de ses ruines qui sont quasiment intactes. Ancienne résidence royale de l’Inca Pachacutec. On y trouve deux zones différentes: la zone résidentielle qui était destinée aux agriculteurs et la zone cérémonielle destinée à la noblesse. Dans la partie supérieure du complexe se trouve l’Intihuatana, la pierre sacrée où les prêtres incas rendaient le culte au soleil et qui servait également d’observatoire astronomique.

Les ruines de Pisac sont réparties en 4 groupes: Pisaqa, Intihuatana, Q’Allaqasa et Kinchiracay. A l’époque Inca, le site avait 3 fonctions :

– Militaire

– Religieuse

– Agricole

Le versant de la colline est strié de terrasses agricoles construites par les Incas et toujours utilisées. On pense que Písac défendait l’entrée sud de la Vallée Sacrée. On pense aussi que les terrasses étroites qui se trouvent en dessous de la citadelle représentent l’aile d’une perdrix (p’isaqa ), qui a donné son nom au lieu. on peut voir également à Písac des falaises percées d’excavations. Ces dernières étaient des tombes de villageois incas du cimetière de Tankanamarka. qui ont été pillées avant l’arrivée des archéologues. En effet les Incas enterraient leurs défunts avec des objets de valeur.

Se rendre aux ruines de Pisac: il y a 2 façons de monter aux ruines depuis le village de Pisac, soit à pied, soit en taxi. La descente à pied dure environ 1h.

Le village actuelle

Le village de Pisac fut probablement construit au 15e siècle, durant l’expansion de l’empire inca. Il fut conquis par les Espagnols qui construisirent par-dessus ses édifices incas, une superposition qu’on observe encore aujourd’hui en se promenant dans les rues. 

Le village est situé à 2 972 m d’altitude et à 33 km de Cuzco, la capitale régionale.

Le district a une superficie de 148,25 km2 et sa population était estimée à 9 769 habitants en 2002. On y accède par la vallée du Vilcanota au sud-ouest du district. Ce dernier occupe un bassin versant adossé à la cordillère Urubamba.

Le village est connu pour ses marchés du dimanche, mardi et jeudi qui attirent nombre de touristes venus de Cuzco. C’est un grand marché typique où l’on retrouve des fruits et des légumes, mais également de l’artisanat local. La place centrale est dominée par un grand arbre appelé pisonay.

On peut assister à une messe en quechua parmi la population locale et les varayocs (caciques). Ils portent leurs habits colorés et jouent le « pututu» un instrument typique des Andes qui produit un son puissant. Le sanctuaire de Huanca se trouve près du village, il est le cadre d’un pèlerinage qui a lieu en septembre.

Le jardin botanique  de Pisac est un havre de paix, fondé en 1917 par Felipe Marín Moreno, un botaniste et explorateur péruvien. C’est aujourd’hui son fils qui a ouvert les portes du jardin pour partager cet héritage au public. Il abrite une belle diversité de fleurs et de plantes (fans de cactus, vous serez impressionnés!), ainsi qu’une collection de 200 espèces de pommes de terre.

La vallée sacrée des incas en image